04/04/12
COMMUNIQUE DE PRESSE : La CGSLB réagit aux déclarations du Député MR M. Destrebecq
La Régionale Wallonne de la CGSLB et sa zone du Hainaut Central sont choquées par les propos répétés du Député ? Olivier Destrebecq - à propos des syndicats... Totalement en désaccord lui aussi, le Secrétaire de la Section locale du MR ? Benoit Bruneau - ancien délégué CGSLB à la Fortis Banque, annonce sa démission de ce mandat. Les déclarations de M. Destrebecq sont incompatibles avec sa vision du Libéralisme Social.
N'en déplaise à M. Destrebecq, les syndicats sont indispensables.
La CGSLB réfute point par point tous les propos excessifs et erronés du Député Olivier Destrebecq sur les syndicats et leurs affiliés. Le député-échevin louviérois utilise des arguments populistes qui ne correspondent pas à la réalité vécue par les citoyens qu'il est censé représenter. Les organisations syndicales sont des acteurs indispensables de la concertation sociale et des gestionnaires responsables du système de sécurité sociale. Les indemnités de grève constituent une expression de la solidarité envers des travailleurs en difficulté visant à compenser (faiblement) un manque à gagner, elles ne doivent donc pas être taxées. Le Syndicat libéral est fier de pouvoir démontrer tous les jours sur le terrain que le libéralisme est social et qu'il ne peut exister s'il ne défend pas des valeurs de liberté bien sûr, mais aussi d'égalité des chances et de solidarité.
Amalgames, raccourcis, à peu près et inexactitudes, tout fait farine au moulin d'?un anti syndicalisme primaire érigé par l'?échevin louviérois en véritable thème principal de son action politique. Le Libéralisme que Nous voulons social, n'y gagne vraiment pas grand'chose ! M. Destrebecq dit vouloir défendre le travail, mais c?est bien aux travailleurs qu'il s?attaque de front !
Il critique et conteste tout à la fois :
La syndicalisation, selon lui, excessive des travailleurs wallons
La CGSLB tient à rappeler qu'en tant que Syndicat « Libéral » elle défend farouchement la liberté de chaque individu d'adhérer à la démarche syndicale de son choix. La prétendue syndicalisation excessive de la Wallonie est le résultat de l'expression libre de ce choix par les travailleurs et les assurés sociaux.
L'exercice du droit de grève
La CGSLB rappelle que ce n'?est pas seulement le droit de grève qui est reconnu en Belgique par l'application de conventions internationales, mais aussi les libertés syndicales qui découlent de l'exercice de ce droit de grève. Des piquets de grève dissuasifs, non violents, ont été reconnus comme un droit auquel ni les Etats, ni les employeurs ne peuvent apporter de limitation. C'est un raccourci intellectuel que d'opposer immédiatement le droit de grève et le droit au travail, reconnu par notre Constitution, mais autrement plus complexe que ce que semble en présenter M. Destrebecq.
Le paiement par les syndicats des allocations de chômage et le prétendu subventionnement déguisé qui en résulte
Les organisations syndicales perçoivent une quote-part pour le paiement des allocations de chômage. Cette intervention ? vérifiée et contrôlée par l'ONEM - est payée par dossier, pour le service presté. Cette quote-part ne couvre pas tous les coûts induits par cette prise en charge. Si l'État devait prendre en charge ce service à la population, il lui en coûterait plus cher que le prix actuel. C'est une évidence que certain s'obstinent à refuser de voir. De plus, le rôle des organisations syndicales est fondamental dans la défense des droits des demandeurs d'emploi et dans l'aide apportée pour leur permettre de retrouver un emploi. Nous contribuons par là clairement à la recherche de la cohésion sociale au sein de la société.
La présence des organisations syndicales dans les organes de gestion de la Sécurité Sociale
La présence des organisations syndicales dans les organes de gestion de la Sécurité Sociale et tout particulièrement au sein de l'ONEM s'explique historiquement et surtout conceptuellement, tout autant d'ailleurs que la présence des organisations patronales que le député Destrebecq ne semble pas contester par ailleurs. Ce sont d'abord et avant toute des cotisations de sécurité sociale payées par les employeurs et les travailleurs qui font l'objet de cette gestion paritaire, équilibrée et fruit de compromis entre organisations patronales et syndicales, et ce depuis près de 70 ans ! Cette remise en cause est incompréhensible pour tout observateur raisonnable et quelque peu au fait de notre système de concertation sociale.
La non fiscalisation des indemnités de grève payées par les caisses de résistance des organisations syndicales est un point central des attaques du député MR.
Le caractère fiscalement immunisé des indemnités de grève payées par les caisses de résistance des organisations syndicales est expliqué dans le commentaire de l'article 31 CIR 92 de l'administration fiscale qui stipule que les indemnités de grève sont des allocations exonérées d'impôt. Il estime dès lors que celles-ci ne doivent pas être considérées comme une rémunération ou une compensation de perte de salaire, mais comme une allocation sociale que le travailleur reçoit en tant qu'affilié d'une organisation syndicale. Le caractère social de cette prestation financière est évident. Les autres indemnités/allocations exonérées d'impôt sont notamment : les allocations familiales, la prime de naissance ou d'adoption, les indemnités remboursées par les mutuelles, les pensions des veuves des victimes des deux guerres mondiales. Ces immunisations d'allocations sociales ne viennent pas de nulle part. Elles proviennent d'une volonté du législateur de rendre possible la solidarité entre travailleurs. Par rapport aux allocations familiales légales et aux autres allocations non imposables en rapport avec l'enfant par exemple, il s'agit d'indemnités octroyées en vue d'intervenir dans l'éducation des enfants et les soins apportés à ceux-ci. Le fait qu'elles existent et qu'elles sont exonérées d'impôt répond à une nécessité sociétale, à savoir, réduire les différences financières considérables entre les ménages avec et sans enfants. Ne pas imposer les indemnités de grève remplit une fonction similaire, à savoir diminuer le prix de la solidarité, de l'effort fait aussi en faveur des autres en compensant, partiellement, la perte de revenus liée à la grève. Il en est de même en ce qui concerne l'exonération des indemnités payées par les mutuelles sur le plan de la santé et l'exonération des pensions de guerre. L'appel populiste pour soumettre à l'impôt les indemnités de grève fait preuve d'une vision bornée du contexte sociétal dans lequel les grèves ont lieu. Avoir recours à la grève constitue la dernière option, quand toute concertation a échoué et lorsque les autres moyens d'actions ont tous été épuisés. Les grèves, même si elles sont à utiliser avec prudence, ne représentent pas moins une caractéristique de notre modèle social. Notons aussi, et ce n'est pas sans importance, que cette allocation financière ristournée à l'affilié provient d'une caisse de résistance alimentée par des cotisations des affiliés eux-mêmes. Ces cotisations ont été payées, sur base volontaire, à l'organisation syndicale par les travailleurs avec leurs propres revenus nets, soit le plus souvent des revenus du travail déjà taxés. Ce serait un comble que cette prestation, soit une deuxième fois taxée.
La déductibilité fiscale, sous certaines conditions, des cotisations syndicales au titre de frais professionnels
La déductibilité fiscale des cotisations syndicales est une chose extrêmement limitée et donc à l'effet très marginal. Très peu de contribuables y recourent. Peut-on dès lors penser que M. Destrebecq va pourfendre avec la même fougue, la déductibilité d'une série d'autres dépenses bien plus importantes, au profit des entreprises, des administrateurs de sociétés ou du personnel politique ?
L'octroi de primes syndicales aux travailleurs affiliés
Les travailleurs syndiqués soutiennent les revendications et paient souvent de leur personne (et de leur porte-monnaie) pour participer à des actions de nature à obtenir des avantages financiers légitimes ou des avancées sociales, qui - et c'est une caractéristique de notre système social - sont d'application pour TOUS les travailleurs, qu'ils soient syndiqués ou non. Il en va ainsi de la quasi totalité des avancées salariales ou autres et c'est très bien ainsi. Mais, sachant cela, est-il anormal de constater que les organisations syndicales revendiquent de manière très marginale certains avantages réservés aux seuls travailleurs syndiqués. C'est le cas de la prime syndicale vilipendée par M. Destrebecq. Il ne faut pourtant voir là qu'un petit retour des choses en faveur des travailleurs qui s'investissent dans la solidarité au profit de tous.
Une prétendue main mise syndicale sur les campus universitaires
Quant à la main mise présumée des Syndicats sur les campus? Comme on écrit à présent sur Facebook ? Pfff ? Elle est toute relative. Notons néanmoins que culturellement et historiquement, les universités sont et doivent rester des lieux où on étudie certes, mais aussi des lieux de débats et de prise de conscience politique et sociale. Cela a toujours été comme cela, quasiment partout dans le monde. Dans les pays où ce n'est pas le cas, nous n'aimerions pas y vivre. En Belgique la participation du mouvement estudiantin « politisé » a joué des rôles importants dans les avancées sociales et surtout dans la mutation de la Belgique vers un état fédéral tel que nous le connaissons aujourd'hui. Dans ces débats, jeunes syndicalistes et jeunes politiciens (certains étaient parfois les deux) se sont frottés et éduqués au débat démocratique. Wilfried Martens ou Jean Gol en sont des exemples illustres. Doit-on supprimer ce vivier pour faire plaisir à M. Destrebecq ?
Conclusion
A un moment où des attaques frontales contre les droits des travailleurs sont régulièrement constatées (Veldeman, Meister?) nous voyons qu'un député veut occuper le terrain en flattant les sentiments les plus excessifs d'un certain nombre de citoyens. Le discours utilisé est classique : « je défends les droits syndicaux, mais? à mes conditions ». Sur le fond, il est évident que M. Destrebecq pense totalement le contraire et que ce qu'il prône c'est moins, voire pas de droits syndicaux du tout. Le Syndicat Libéral, est fier de pouvoir démontrer tous les jours dans les secteurs, dans les entreprises, et dans les organes de gestion de la Sécurité Sociale, que le libéralisme est social et ne peut exister s'il ne défend pas des valeurs de liberté bien sûr, mais aussi d'égalité des chances et de solidarité. Les organisations syndicales sont reconnues par les travailleurs et les assurés sociaux belges comme le véhicule actif de cette solidarité indispensable? que cela plaise ou non à M. Destrebecq !
Christian Lochet - Secrétaire Régional wallon adj. de la CGSLB
COMMUNIQUE DE PRESSE - Rachat de TNT par UPS : Un optimisme prudent. 19/03/2012
LA CGSLB SE REJOUIT DE LA VOLONTE ANNONCEE D'UPS DE MAINTENIR UN CENTRE D'OPERATIONS A LIEGE MAIS SERA PARTICULIEREMENT ATTENTIVE AUX SUITES DU RACHAT DE TNT PAR UPS ET DEMANDE DES PRECISIONS POUR LES AUTRES IMPLANTATIONS BELGES. Le Syndicat Libéral était particulièrement attentif à l'offre de rachat de TNT par UPS annoncée mi-février. En confirmant l'opération ce matin, le géant américain du transport express s'est voulu rassurant pour les bases européennes du groupe, dont l'important centre de tri de Liège qui génère près de 2.500 emplois directs. « UPS reconnait la valeur significative des opérations de TNT express, de ses atouts et de la main d'oeuvre à Liège et cherchera à maintenir dans le futur les opérations, la main d'oeuvre et l'utilisation de ses atouts dans le groupe intégré » annonce le repreneur dans un communiqué conjoint avec le comité exécutif de TNT. On ne peut que s'en réjouir, et nous chercherons par tous les moyens à confirmer ce qui n'est encore qu'une lettre d'intentions dans le cadre de la reprise. En effet, dans le même temps, le nouveau groupe annonce des réductions de coûts liés aux économies d'échelle de l'ordre de 400 à 500 millions de dollars par an. Cela ne se fera pas sans réductions d'emplois. En outre, l'implantation belge de TNT dépasse le seul site de Liège, puisque le groupe hollandais possède quatre sites en Belgique (et un au Luxembourg), pour lesquels nous ne disposons pas encore d'informations détaillées. Nos inquiétudes les plus précises se portent désormais sur la filiale TNT AIRWAYS qui rassemble les opérations aériennes, les plus sensibles à une éventuelle relocalisation sur d'autres sites déjà exploités par UPS. Un peu d'apaisement donc quant à l'avenir du site de Liège, mais beaucoup d'inquiétudes encore quant à l'avenir des différentes composantes du groupe en Belgique. Nos délégués dans les différentes entités de TNT* resteront donc particulièrement attentifs à l'évolution de la fusion TNT/UPS, notamment sur la qualité de l'emploi, dans cette oprération qui devrait encore s'achever en 2012 ! Nous souhaitons enfin que l'ensemble du personnel puisse être informé de manière rapide et complète dès que le Comité d'entreprise Européen qui se tient ce mercredi aura reçu les informations concrètes quant aux opérations de fusion en cours.
La Régionale wallonne de la CGSLB au Parlement wallon 25/04/2012
Les pôles de compétitivité du plan Marshal 2.Vert ne créent que très peu d'emplois
2.000 emplois directs créés dans le périmètre direct des pôles (des chercheurs majoritairement)10.000 emplois attendus dans les 5 ans.
La...»
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Le comité exécutif du Syndicat libéral a condamné fermement les méthodes utilisées ce dimanche par la direction de Meister Benelux pour Sprimont. L'usage illégal de la force, matérialisée par des hommes de main armés et...»
